Paresse & fainéantise…

Lazy« Quelle différence y a-t’il ? » me direz-vous. Selon un grand philosophe qui a beaucoup vécu (en l’occurrence, votre serviteur) :
– la paresse est l’art de mettre en œuvre le moins de moyens possible et de dépenser le minimum d’énergie pour réaliser une action précise ; ce qui demande une réflexion préalable et un travail intellectuel d’organisation et de recherche. Á mes yeux, c’est donc une qualité, économie de moyens et résultat atteint ;

– par opposition, la fainéantise est un état dans lequel, entre autres, ce travail personnel est éradiqué au profit de la demande à des tiers. Après tout, pourquoi faire soi-même ce que l’ont peut imposerdemander à d’autres, hein ?


Je suis moi-même un grand paresseux qui n’entame un travail que lorsque je le juge nécessaire, ce qui n’est pas toujours sans provoquer de conflits avec mon entourage, la nécessité de telle ou telle action étant aussi une affaire subjective et personnelle.

Mais quand je me décide (« Enfin ! » diront certains) à entreprendre ledit travail, je fais toujours en sorte d’anticiper et prévoir, par moi-même, les actions à faire ; comme dit un de mes collègues : « Un travail bien pensé est un travail à moitié fait. », ce qui n’empêche pas toujours les erreurs, mais ceci est un autre sujet.

De plus en plus souvent (mais peut-être n’est-ce que le signe que je deviens progressivement un vieux con ?), je vois autour de moi (principalement sur le Net, mais dans la vraie vie aussi) des personnes qui n’ont visiblement pas fait cet effort de travail personnel de recherche avant de se plaindre publiquement et de demander à d’autres comment faire ceci ou cela, quand elles ne demandent pas purement et simplement qu’on fasse le boulot à leur place…

Comme vous êtes intelligents (j’en veux pour preuve que vous me lisez !), vous aurez compris que cette attitude a une légère tendance à me hérisser le poil.

Pétons-nous la un peu en citant un proverbe chinois (ça fait toujours culturé, les proverbes chinois) : « Donne un poisson à quelqu’un et il fera un repas, apprends-lui à pêcher et il mangera toute sa vie. ».

Vu de ma fenêtre et au delà de la transmission du savoir, chose hautement importante, il y a aussi dans cet adage une opposition entre la passivité (se contenter de recevoir sans rien faire) et l’action (aller chercher ledit poisson). Vous voyez où je veux en venir, je présume ?

Combien de fois voit-on, sur des forums dédiés à des logiciels (de graphisme 3D, en l’espèce), des gens souvent jeunes (cette fois, c’est sûr, je suis un vieux con…) appeler au secours sur tel ou tel sujet alors qu’ils n’ont même pas ouvert le manuel d’utilisation de leur logiciel ni fait une simple recherche sur Gougueule, Bingue et consorts ?

Á l’heure d’Internet et de l’information à portée de main, est-ce si difficile de se bouger un peu pour aller chercher l’information ? Ou est-ce définitivement une culture de passivité qui s’installe ?

RTFM*, cherchez et essayez, bordel !

Certes, j’ai toujours été curieux du pourquoi et du comment des choses (le plus ancien livre que je me souvienne avoir lu était justement titré « Pourquoi, Comment ? », cadeau de Noël reçu de mes parents lorsque j’avais 8 ou 9 ans). Tout le monde n’a pas cette tournure d’esprit dont je n’ai fait qu’hériter, mais tout de même !

Rêvons un peu que le cerveau, à l’instar d’un banal ordinateur, puisse recevoir des rustines correctives. Je participerais bien volontiers à la hauteur de mes moyens :

 

(individual

import brain;

var

ass = region;

hole = sub-region;

finger = spot;

lazyness = state;

/var

begin

locate finger;

locate hole.ass;

if finger is in hole.ass or lazyness = 1 then

drag finger out of ass;

set lazyness to false;

stop asking;

start doing;

else

break;

endif;

end;

/individual)

 

Voilà, c’était mon interlude d’humeur ronchonne, vous pouvez retourner à vos occupations, merci.

 

*Read the fucking Manual!  (Lisez ce foutu manuel !)

vignette empruntée au blog simplylemonade

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